jeudi 20 décembre 2012

Les ISO, une question de sensibilité



Il n'y a pas si longtemps, une quinzaine d'années, quand les pellicules argentiques avaient cours, on se référait à leur sensibilité grâce à une indication appelée American Standards Asssociation ou ASA. Plus la valeur était élevée, plus la pellicule était sensible à la lumière, autrement dit plus on pouvait prendre une photo correcte dans un lieu sombre ou bien figer une scène très rapide en diminuant considérablement le temps d'exposition. Les valeurs courantes s'échelonnaient de 100 à 400 ASA, un film 200 ASA étant deux fois plus sensible qu'un film 100 et les pellicules affichant les valeurs les plus hautes étaient qualifiés de film "rapides".  Par exemple, on pouvait avoir un rendu de photo équivalent à 1/60e avec une 100 ASA qu'au 1/120e avec une 200 ASA mais avec l'avantage de pouvoir éviter les flous et les bougés du fait d'une vitesse d'obturation plus rapide. L'inconvénient était l'apparition d'un grain plus prononcé sur les photos, ce qui pouvait aussi donner un certain charme.

A l'instar des capteurs numériques qui remplacent aujourd'hui dans nos appareils photos nos chères (au sens propre comme au figuré) bonnes vieilles pellicules argentiques, ISO s'est substitué à ASA. Pour la correspondance c'est facile : 1 ISO = 1 ASA et il n'est pas rare de disposer d'un reflex numérique offrant une fourchette de sensibilité allant de 100 à 3200 ISO voir 6400. Si le grain n'existe plus, c'est le bruit numérique qui survient dans les hautes sensibilité, le bruit étant une analogie avec le son et l'apparition de crachotements lorsqu'il subit une interférence électrique. Il ne faut pas hésiter à activer la fonction de réduction du bruit numérique dans les menus de configuration de  votre boitier s'il en dispose pour obtenir un résultat présentable. A l'inverse, si les conditions de prise de vue sont très changeantes, par exemple une alternance de nuages et de soleil, vous pouvez abuser de la fonction ISO AUTO si votre appareil en dispose. Dans ce cas, votre capteur adoptera la meilleure sensibilité en fonction de la quantité de lumière disponible, de la vitesse d'obturation et de l'ouverture utilisée. 

Une scène sombre prise à  100 ISO avec un Nikon D80

La même scène prise à 1600 ISO sur un Nikon D80

Pour conclure, sachez que la qualité du rendu dépendra aussi de la qualité du capteur utilisé. Ici, le "vieux" Nikon D80 est carrément dépassé mais qu'avec un appareil équivalent d'aujourd'hui tels que le Nikon D7000 ou le Canon EOS 7D, le résultat serait plus que correct jusqu'à 3200 ISO. Avec un Nikon D800 ou un Canon 5D mkIII, le bruit serait quasiment inexistant, mais le prix est en conséquence ...

A présent, à vous de jouer !

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