dimanche 23 août 2009

Séance culture 10 : Le PolyKobol II - Made In France

Je vois tout de suite mon Pascal Bony en train de faire des bonds sur sa chaise en hurlant : non ! il en a quand même pas un ? Ben hélas non .... Mais, étant revenu de mes vacances dans le sud-ouest de la France, il me semblait intéressant d'en profiter pour parler de la seule marque française de synthétiseurs, RSF, qui était sise à Toulouse et de son légendaire Polykobol II. J'ai découvert ce nom de PolyKobol qui me faisait déjà rêver, au dos d'un des disques de JMJ -qui était (est encore) l'un des seuls a avoir toujours eu la gentillesse d'indiquer sur quelles machines il travaillait- plus précisément sur 'concerts en chine'. Le mot Kobol, nom d'une planète légendaire de la série Galactica, est aussi issu de la mythologie germanique. R S F, étaient les trois lettres de Ruben & Serge Fernandez, deux frères dont l'un était féru d'électronique et l'autre informaticien 'fan' du langage (orienté gestion) COBOL - COmmon Business Oriented Language inventé par Grace Hopper dans les années 60 - :) - pas vraiment ma tasse de thé moi qui suit né 'C' et Unix. Ces deux compères commencérent à construire, avec talent semble-t-il, des boites à sons pour leur copains musiciens tant et si bien que la petite affaire pris de l'empleur. En 78, il sortirent un synthé monophonique appelé le Kobol (j'en ai utilisé un dans un petit studio de l'ouest orléannais, ça sonnait encore mieux qu'un mini-moog !). La petite spécificité de la machine était qu'elle permettait de faire du morphing d'un son à l'autre. Les frères Fernandez se lanceront dans la conception d'une machine polyphonique à base d'assemblage de Kobol monophonique. Malheureusement, ce sera une voie sans issue ... exit donc le PolyKobol. RAZ : en 82, le projet du PolyKobol II est lancé depuis une feuille blanche et aboutit laborieusement en 84. Ce sera LE SYNTHE MYTHIQUE de la marque. Le peu d'unités qui seront produites en feront une machine légendaire, très rare, manquant un peu de fiabilité du fait que les cartes électroniques participaient à la rigidité de l'engin mais avec le son qui va bien. Il sera comparé au légendaire (lui-aussi) MemoryMoog qui sortira la même année. Alors, je me prends à rêver qu'un Arturia veuille bien un jour nous le sortir au format VSTi (beurk !! mais c'est mieux que rien) ou un creamware nous le décline sous forme d'une ASB Box .... Vous trouverez ici un heureux veinard en train de nous narguer (mais il a raison d'être fier !) . Pour se remettre dans l'ambiance du son des années 80, extrait des concerts en Chine de JMJ. J'ai longtemps admiré le fabuleux toucher de baguette de Roger Rizitelli, plaint ses avant-bras et surtout la batterie Simmons SDS sur laquelle il tapait. Y'a pas à dire, elle avait déjà de la gueule la 'french touch'.

1 commentaire:

Pascal a dit…

Pour le bon sur la chaise c'est gagné.
Par contre j'ai quand même eu l'honneur de posséder un RSF Kobol modulaire pendant 1 an (le temps de de trouver au Japon les transistors qui avaient grillés)