mercredi 12 décembre 2012

Ballade messine nocturne

Entre une configuration de switchs Cisco et une installation de baies NetAPP, j'ai profité de ma présence sur Metz pour faire hier une ballade nocturne. La ville est vraiment magnifique, brille de milles feux et le marché de noël est l'un des plus grands de France juste derrière celui de Strasbourg. Mon Nikon D800 a été un précieux allié pour capter toute la subtilité des lumières dans la nuit, jugez par vous-même.

dimanche 9 décembre 2012

Bord de Loire automnal

Résultat d'une petite  ballade du côté de Combleux et Chécy  site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je n'ai pu résister à la tentation du noir et blanc. Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir.

vendredi 7 décembre 2012

Telex : Naissance de la très nuageuse Pivotal Initiative

Pour accélérer et accompagner leurs clients dans la transition, VMware et EMC vont fusionner leurs activités Cloud et Big Datas au sein d'une même entité appelée Pivotal Initiative. On y trouvera pêle mêle Greenplum, vFabric et Cloud Foundry. Paul Maritz, l'inspirateur du Cloud soi-mêmen prend les rênes de l'entreprise. Plus d'informations sur le blog VMware et sur le MagIt.

mercredi 5 décembre 2012

Chez HP 3Par du sol au plafond

Vu sur le MagIT 

NdB : La vision est intéressante et s'approche furieusement de celle de l'Oracle Axiom (ex Pillar Data) si comme ce dernier il existe une compatibilité ascendante matérielle permettant d'aller taquiner le haut de gamme depuis la configuration la plus petite.

HP unifie son offre de stockage primaire autour de 3PAR  - Le 5 décembre 2012 (17:07) - par Valéry Marchive

Plusieurs modèles, pour différents types de clients et tailles d’environnements, mais un ensemble de fonctionnalités commun et une administration unifiée. C’est ce que HP vient d’annoncer à l’occasion de l’édition européenne de son événement clients Discover.
Pour David Scott, vice-président senior et directeur général HP Storage, les offres de stockage primaire sont trop fragmentées, induisant notamment une trop grande complexité d’administration. Et de pointer du doigt EMC et ses «5 offres différentes de stockage primaire ». Pour lui, la réponse se trouve dans la vision de HP : «la simplicité polymorphe [...] une seule architecture qui apporte la simplicité tout en prenant plusieurs formes [...] s’étendant de l’entrée au haut de gamme en offrant les mêmes capacités, supportant le stockage en mode blocs, objets, et fichiers [SMB 3.0 et NFS, NDLR], ainsi que les SSD et les disques durs.» Et elle a un nom : 3PAR qui, au passage, descend donc en gamme et se fait plus accessible.

HP a donc présenté la gamme 3PAR StoreServ 7000, de milieu de gamme, commercialisée à partir de 20 000 $ pour le modèle 7200, et de 32 000 $ pour le modèle 7400. Le premier embarque deux contrôleurs et peut supporter 144 disques 2,5 pouces ou 120 disques 3,5 pouces, jusqu’à 12 ports Fibre Channel et 4 ports iSCSI/FCoE 10 Gbps. Le second peut être livré en 2 ou 4 contrôleurs et supporte jusqu’à 240 disques 2,5 pouces par noeud avec 32 Go de mémoire cache. Avec 240 SSD, la baie affiche 320 000 IOPS. Les deux modèles bénéficient des mêmes fonctionnalités logiques et administratives : chiffrement des données à la volée ou au repos, déduplication et désallocation de l’espace libéré lors de l’effacement de fichiers, déplacement transparent des données et des traitements, réplication en ligne, multipath pour les clusters, etc
.

Pour HP, cette nouvelle offre 3PAR de milieu de gamme représente la succession de la gamme EVA, assurant même qu’il sera possible de migrer de l’un à l’autre de manière transparente. Tom Joyce, vice-président marketing, stratégie et opérations de HP StorageWorks l’expliquait d’ailleurs à l’automne 2010 : «nous voyons 3PAr comme l’architecture de stockage du futur.»

L’unité aussi pour la sauvegarde

La même «vision» a guidé HP pour sa gamme StoreOnce Backup, portant les «fonctionnalités haut de gamme des systèmes StoreOnce 2000/4000 sur le logiciel StoreOnce Catalyst ». Un logiciel dont HP assure qu’il profite de tous «les algorithmes StoreOnce ». Les modèles haut de gamme ont toutefois été enrichis de fonctionnalités spécifiques dédiées aux grandes entreprises et fournisseurs de services : le support du multi-tenant.

Enfin, HP a présenté StoreAll Storage, son système de stockage dédié au Big Data mais supportant également l’archivage, avec une capacité maximale de rien moins que 16 Po de données non structurées sur un millier de noeuds. Il assure la vérification de l’intégrité des données en tâche de fond et le marquage par méta-données personnalisées. Celles-ci sont utilisées pour alimenter la technologie Express Query, développée aux HP Labs. Selon HP, Express Query permet de réaliser des recherches 100 000 fois plus vite qu’avec une recherche basée traditionnellement sur le système de fichiers. Et Autonomy IDOL doit en profiter pleinement, en s’y intégrant pour déporter sur le système StoreAll certains traitements et produire des résultats plus rapidement.HPa donc présent

La vision d'EMC pour le stockage en 2013


Vu sur EMC Connect :

EMC: Quelle vision technologique pour 2013 ?


A l’occasion d’EMC Forum 2012, Sébastien Verger, le CTO d’EMC France, a levé le voile sur les évolutions de l’offre EMC attendues pour 2013 en mettant l’accent, sans surprise, sur l’intégration du stockage Flash de bout en bout entre serveurs et baies de stockage.
La mémoire Flash va jouer un rôle clé dans la transformation des architectures de stockage des prochaines années. C’est ce qu’a mis en lumière l’intervention de Sébastien Verger, le CTO d’EMC France à l’occasion d’EMC Forum 2012 qui se tenait à Paris, au Carrousel du Louvre le 15 novembre dernier. La raison fondamentale de l’importance de la Flash tient à une question d’architecture des systèmes informatiques : si la performance des processeurs a explosé au cours des dernières années, celle des disques durs n’a pas suivi ce qui fait que le stockage est devenu un goulet d’étranglement pour les performances. Un goulet qu’il est possible de faire disparaître avec la mémoire Flash.

L’impact de la Flash sur les systèmes de stockage est lié à ses caractéristiques uniques en matière de rapport performances/prix.

Pour se faire une idée du fossé qui s’est creusé entre stockage et « compute » il suffit de comparer le temps d’accès d’une mémoire vive, d’un disque dur et d’une mémoire Flash. La première a un temps d’accès de 2 nanosecondes, tandis que le second a un temps d’accès typique de 5 à 6 millisecondes (pour un disque SAS) et du double pour un disque SATA. Une mémoire Flash de dernière génération, de son côté, a un temps d’accès de l’ordre de 60 nanosecondes. Ecrit ainsi les différences ne sont pas parlantes mais si on les ramène à une échelle plus courante la différence est criante : posons comme hypothèse que le temps d’accès de la mémoire vive est de 1s, ce qui nous amène, en gardant les mêmes proportions, à un temps d’accès pour la mémoire Flash de 30s alors qu’il estde 28 jours et 23 heures pour un disque dur SAS ! Cela veut dire qu’au lieu d’attendre 1s pour atteindre une donnée en mémoire vive, le processeur doit attendre 30s, s’il doit la chercher dans une carte flash locale et près d’un mois s’il lui faut aller la lire sur le disque dur… Le pire est que ce différentiel va croissant : le temps d’accès aux mémoires continue de s’améliorer, tandis que celui des disques durs n’a plus évolué depuis bientôt dix ans.
Comme l’explique Sébastien Verger, l’ironie est que les utilisateurs comprennent bien la différence, en tout cas ceux qui ont équipé leur ordinateur d’un SSD, le simple remplacement du disque dur par un disque à mémoire Flash apportant une amélioration des performances sans commune mesure avec celle permise par l’utilisation d’un processeur plus rapide.

Un usage judicieux des disques SSD permet d’améliorer considérablement la performance d’une baie de stockage tout en réduisant ses coûts.


Fort de ce constat, EMC entend utiliser au mieux les bénéfices que procure la mémoire Flash sur l’ensemble de la chaine reliant serveurs et stockage. Le premier étage auquel EMC a appliqué la technologie est bien évidemment les baies de stockage. Selon Sébastien Verger, il suffit d’installer 2,5 à 10% de la capacité d’une baie de stockage en disques SSD pour doper de façon significative les performances, tout en abaissant les coûts et la consommation électrique. L’utilisation de disques SSD permet en effet d’éliminer le recours à des disques SAS coûteux mais aussi très gourmands en énergie et de les remplacer par des disques SATA. Le système de tiering des baies permet alors de cibler les opérations d’I/O les plus intensives vers la Flash et d’utiliser le pool de capacité SATA pour le stockage « à froid » des données. Actuellement, plus de 60% des baies VNX et VNXe vendues embarquent un étage de stockage Flash.

La baie 100% Flash « Project X » promet des performances explosives couplées à une très grande simplicité d’utilisation


L’étape suivante sur le marché des baies de stockage est l’arrivée d’une nouvelle catégorie de systèmes de stockage basés à 100% sur la mémoire Flash afin d’offrir des performances aussi élevées que possible. Comme l’explique Sébastien Verger, c’est le « Project X » d’EMC, qui s’appuie sur la technologie rachetée à l’Israélien XtremIO. La baie de stockage qui en résultera promet des performances inconnues à ce jour, à savoir plus d’un million d’IOPS soutenus, et ce quel que soit le type d’application. La baie combine l’usage de la Flash comme support de stockage avec un usage systématique de la déduplication de données (afin de minimiser l’usure de la Flash mais aussi d’optimiser l’usage de la capacité). Son architecture étant basée sur un concept scale-out, la performance augmente avec le nombre de nœuds dans le cluster de stockage. L’objectif est aussi de faire en sorte que la baie s’auto-optimise de telle sorte qu’elle ne nécessite ni tuning ni allocation manuelle de ressources.

Olivier Parcollet, Architecte IT chez Keolis, par ailleurs connu pour son rôle au sein du groupe utilisateurs de VMware, est venu témoigner de son utilisation d’un prototype de la baie ProjectX lors d’EMC Forum. Avec deux nœuds, Olivier Parcollet indique « que le niveau de performance est assez bluffant ». Lors de tests de montée en charge, Keolis a ainsi pu obtenir plus de 200 000 IOPs avec une latence d’1 ms, sur l’ensemble des volumes depuis un seul serveur vSphere 5 sur une carte bi-canal FC 4Gb/s. Et on rappelle que ce n’était qu’avec deux nœuds et une version prototype loin d’être finalisée…

Gérer la performance en optimisant l’usage de la Flash de bout en bout
Si EMC continue à développer les usages de la Flash dans les baies de stockage, la société met aussi l’accent sur le bon usage de la Flash sur l’ensemble de la chaine reliant les serveurs au stockage. La firme a ainsi fait un premier pas dans le monde des serveurs en introduisant cet été la carte VFCache. Cette carte PCI-express Flash s’installe directement dans le serveur qui accède aux données, et elle offre des performances optimale car le bus sur lequel elle est installée (PCI Express) a une latence bien inférieur aux connexions SAN. et sur un bus qui n’est pas un goulet d’étranglement. Elle peut être utilisée à la fois comme un étage de stockage local à très hautes performances ou comme un cache vers les données stockées sur les baies de stockage. La proximité de la Flash du processeur permet notamment de minimiser la latence d’accès et de répondre aux besoins des applications les plus sensibles à la latence comme les applications transactionnelles, les bases de données… Les tests menés sous Oracle ont ainsi montré des gains de performance de l’ordre d’un facteur de trois.

L’un des problèmes de l’usage des cartes PCIe Flash est toutefois leur coût. EMC travaille donc à une appliance de cache partagée baptisée « Thunder » dont l’objectif est de permettre la mutualisation de plusieurs cartes Flash VF Cache par un grand nombre de serveurs. « Thunder » s’appuiera sur un bus de communication rapide comme Infiniband pour communiquer avec les serveurs et minimiser ainsi au mieux l’impact du bus de connexion sur la latence. L’idée est de servir de cache partagé et sécurisé pour un groupe de serveurs en frontal des baies de stockage SAN.

Des technologies qui pourront être déployées individuellement ou conjointement avec un degré d’optimisation supplémentaire grâce à l’utilisation de la technologie FAST de bout en bout.


Ces technologies pourront bien sûr être déployées de façon autonome. Mais EMC travaille à coordonner leurs bénéfices individuels au sein d’une architecture optimisée. L’idée est d’appliquer la technologie de tiering FAST de bout en bout entre les serveurs et les baies de stockage par exemple pour pré-peupler le cache d’une carte VFCache avec des données d’une baie de stockage. L’objectif est bien sûr d’assurer une protection maximale des données tout en optimisant encore un peu plus les performances.

RecoverPoint et VPLEX à l’honneur en 2013
La mémoire Flash n’était toutefois pas la seule technologie à l’honneur lors de l’intervention de Sébastien Verger à EMC Forum. Ce dernier a aussi mis en avant la technologie de réplication continue RecoverPoint, de plus en plus utilisée par les clients pour protéger leurs environnements de stockage et garantir un redémarrage aussi rapide que possible avec aussi peu de pertes de données que possible en cas de sinistre sur leur centre informatique primaire. L’année 2013 devrait voir la généralisation du support de RecoverPoint à l’ensemble des gammes EMC (la technologie est déjà supportée sur VNX et VMAX).

VPlex rend possible la mise en oeuvre d’architectures virtualisées distribuées entre deux datacenters géographiquement distant en mode actif/actif.

Sébastien Verger a aussi évoqué les progrès réalisés par EMC avec son appliance de stockage distribué VPLEX qui permet de concevoir des architectures informatiques virtualisées réparties entre plusieurs datacenters en mode actif-actif. L’année 2013 devrait voir se concrétiser la promesse d’une version globale de VPLEX (la technologie supporte déjà le fonctionnement sur deux datacenters en mode actif/actif sur une distance de 200km)..

samedi 1 décembre 2012

Quelques images du Club des Experts VMware 2012

Cette semaine s'est déroulé la réunion annuelle du Club des Experts VMware à Paris. En compagnie de quelques éminents membres du support L3/L4  francophone de l'éditeur, nous avons pu profiter de précieux conseils d'implémentation et de la présentation de pré-versions de futurs produits. Trend Micro Mittel, Acronis ou encore EMC nous ont aussi fait profiter de quelques démonstrations technologiques. Les échanges ont été fructueux sans filtre et sans tabous.

L'embarqué, domaine d'excellence de l'industrie française


NdB : S'il est un secteur que je connais particulièrement bien, c'est celui  des transports urbains. Il est assez intéressant de constater à quel point ce dernier est bien à l'inverse de l'air du temps : prenez par exemple la croissance annuelle de fréquentation qui est depuis plusieurs années de 8% à 10%  et qui s'accélère, Le fait que ces systèmes de transports qu'ils soient urbains ou extra-urbains ne fonctionnent pas tout seul et font très largement appel à la fois aux technologies éprouvées de l'automatisme et de l'informatique dernier cri. Un mode de transport lourd tel qu'un Métro, un Tramway ou un Bus à Haut Niveau de Service en site propre (BHNS) embarquent quasi systématiquement des systèmes informatiques temps réel liés à la conduite (Wind River VXworks est mon ami), de la radio TETRA (GSM privé de type 2G), de la billetique avec ou sans contact incluant NFC et traitement back office de type Big Data, de la géolocalisation avec suivi pour régulation, de la vidéo, du Wifi pour les usagers .. le tout pour plusieurs dizaines de millions d'euros; Je trouve regrettable de ne trouver nulle trace d'Alstom, Vix, Parkeon, Inéo, Spie, Thales et des opérateurs Veolia Transdev, Keolis ou RATP qui sont des références mondiales sur ces sujets ! Là, on parle bien de secteur porteur et d'entreprises qui recrutent. Qu'on se le dise, il n'y a pas que la bagnole et l'avion dans la vie.



Vu sur le MagIT : Systèmes embarqués : un secteur dynamique qui brave la crise  Le 29 novembre 2012 (14:44) - par Cyrille Chausson

Une étude de Pierre Audoin Consultants, publiée lors des Assises de l’embarqué, met en avant le dynamisme d’un secteur du numérique qui ne connait pas la crise. Avec, pour certains éditeurs, des taux de croissance supérieurs à 20 %, l’embarqué demeure un segment compétitif pour l’Hexagone. L’aéronautique et l’automobile sont les deux industries les plus consommatrices de ces systèmes.

Le secteur de l’embarqué pourrait-il être l’un des leviers de croissance de l’industrie du numérique en France ? C’est une question que l’on peut se poser à la lecture des derniers chiffres publiés par le cabinet d’études Pierre Audoin Consultants (en collaboration avec Syntec Numérique), lors de la 5e édition des Assises de l’embarqué qui se tenait hier à Paris. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que l’industrie française des logiciels et des services tente de résister à la crise, avec un fléchissement attendu de 0,6 % en 2012 selon Pierre Audoin Consultants (PAC), le secteur de l’embarqué se distingue par un dynamisme qui pourrait redonner des couleurs à l’industrie. Quelque 20 % des acteurs de ce segment, interrogés par PAC, ont fait état d’un taux de croissance supérieur à 20 % en 2012. Mieux, les trois quarts du panel sondé par le cabinet d’analyse (100 acteurs du secteur) parlent de croissance cette année. Une bouffée d’air frais dans un secteur en proie à la morosité.

Il faut dire que la filière française des systèmes embarqués dispose d’armes solides et de pôles de compétences qui tirent l’innovation. Ainsi, le pôle de compétitivité grenoblois Minalogic, dont l’expertise dans les composants électroniques est reconnue, les pôles SCS en Paca et TES en Normandie pour les projets NFC, sans contacts et communication sécurisées. Sans oublier le pôle francilien Systematic pour la partie plus logicielle ou le programme gouvernemental Captronic, dont la mission est de faciliter l’innovation et la compétitivité des PME par l’électronique, comme l’indique son site Internet. La France se distingue également par un réservoir de compétences dans l’automobile et dans l’aéronautique, comme en témoigne le cluster Aerospace Valley. « Les pôles de compétitivité ont un rôle structurant avec une augmentation forte des acteurs faisant partie d’au moins un pôle », souligne par ailleurs PAC.


Et justement. En France, l’aéronautique et l’automobile sont les deux secteurs moteurs de l’embarqué, observe PAC. En 2012, 62 % des offreurs adressent directement le premier et 47 % le second. Ces deux industries sont par ailleurs étroitement imbriquées, note le cabinet d’analystes. « Plus de 70% des acteurs qui adressent le secteur automobile sont aussi positionnés sur le secteur de l’aéronautique, et 56 % des acteurs qui adressent le secteur aéronautique sont aussi positionnés sur le secteur automobile », précise PAC. Ce deux domaines tirent ainsi l’ensemble du secteur et sont les clés de la croissance de ses acteurs. Suivent l’industrie des transports qui intéresse aujourd’hui 36 % des acteurs de l’embarqué, l’énergie, les équipements médicaux (un segment que l’on sait croissant),  l’électronique grand public à 32% et l’industrie mécanique à 25%. Plus étonnants, les projets liés à la fabrication de produits télécoms, de téléphone mobile et de cartes à puce n’occupent respectivement que 23 %, 21 % et 20 % des acteurs de l’embarqué.

Maturité du secteur

Autre enseignement de cette étude : alors que les start-up françaises de l’IT peinent à intégrer l’international dans leur modèle de base, les entreprises de l’embarqué, elles, y passent. PAC observe « un mouvement plus prononcé vers l’international où les zones hors de France sont des moteurs de leurs croissances [des acteurs de l’embarqué, NDLR] ». Une forme de maturité du secteur – et de sa structuration – en France qui se traduit notamment par l’internationalisation. Autre constat : la bonne santé du secteur se ressent à l’étranger, puisque le cabinet d’analystes évoque « une pénétration relativement plus importante des acteurs étrangers sur l’embarqué en France ». De 7 % en 2007, les acteurs étrangers présents sur le marché français sont aujourd’hui 11 %.

L’Open Source comme catalyseur

Enfin, et c’est un point clé, en matière d’outillage pour les systèmes embarqués, l’Open Source domine. Ces applications à code ouvert sont utilisées, encore essentiellement, dans les processus de développement et de test par 65% des éditeurs et par 42 % des sociétés de services. Elles se retrouvent assez peu dans les systèmes embarqués eux-mêmes, note PAC, à l’exception des systèmes pour le grand public, comme la téléphonie mobile par exemple – l’effet Android sans doute. En 2012, 45% des éditeurs sondés par PAC et 26% des sociétés de services affirment participer à une communauté Open Source.

Il est à noter que les clusters français de l’embarqué sont à l’origine de nombreux projets dans l’outillage Open Source. On se rappelle du projet Polarsys, aujourd’hui à la fondation Eclipse, mais né au sein du pôle Aerospace Valley. Polarsys vise à développer un outillage pour l’embarqué critique, mais surtout d’y associer des périodes de support sur le (très) long terme adaptées à ce type de systèmes.